Indispensable pour tout dentiste, la lampe à polymériser est un outil permettant de catalyser ou de durcir des matériaux résines / composites dentaires photopolymérisables, utilisés dans diverses procédures restauratrices et orthodontiques. Dans cet article, nous vous présentons quelques points à considérer avant d’investir dans une nouvelle lampe à polymériser.
Qu’est-ce qu’une lampe à photopolymériser ?
La lampe de photopolymérisation est l’outil permettant aux dentistes de réaliser tous les travaux de restauration dentaire ou d’obturation de cavités dentaires. La lampe active les initiateurs contenus dans les matériaux composites grâce à la génération d’une source de lumière intense, souvent située dans le spectre bleu. Ce procédé déclenche l’activation des ciments en résine, ou la polymérisation des matériaux de base, transformant leur état « plastique malléable » en un état « solide dur » en quelques secondes.
La lampe à polymériser, grâce à son procédé, trouve d’autres applications, notamment dans le blanchiment dentaire. Il existe également des lampes spéciales pour l’orthodontie fonctionnant à des ondes et à des temps d’application bien spécifiques, très utiles lors de la mise en place de brackets par exemple.
Tout savoir sur l’intensité des lampes à photopolymériser
Unité de mesure
L’intensité d’une lampe à polymériser est généralement mesurée en milliwatts par centimètre carré (mW/cm²). Elle reflète la quantité de lumière émise sur une surface en un instant donné.
Pourquoi l’intensité est importante ?
Avoir l’intensité adéquate vous permettra d’initier l’activation de tous les photoinitiateurs présents dans votre matériau composite, enclenchant une polymérisation complète de celui-ci. Il est important d’avoir l’intensité recommandée pour le composite utilisé.
Intensité insuffisante : si l’intensité de votre lampe est insuffisante, vous risquez d’avoir des photoinitiateurs qui ne s’activent pas. Résultant des polymérisations incomplètes, fragilisant ainsi la qualité et la durabilité du soin.
Conseil TOPDENTAL: vérifiez l’intensité de votre lampe de temps à autre. Il existe en effet des dispositifs de mesures qui vous permettent d’évaluer celle-ci pour vous assurer du bon fonctionnement de vos outils.
Quelle est l’étendue d’intensité recommandée ?
Il n’existe pas à proprement parlé d’étendue recommandée, car tout dépendra de vos besoins/matériaux. Cependant, de manière générale tout ce qui est en dessous de 400 mW/cm2 est trop faible et 4000 mW/cm2 est trop haut. Vérifiez toujours sur base de vos besoins et de vos matériaux pour ne pas prendre de lampe trop faible ou inutilement trop puissante.
Qu’est-ce qu’une longueur d’onde pour une lampe à photopolymérisation ?

La longueur d’onde d’une lampe à polymériser correspond à la plage de lumière qu’elle émet pour déclencher la polymérisation des résines et composites sensibles à la lumière. En dentisterie, ces lampes, souvent à LED, opèrent principalement dans le spectre bleu, autour de 400 à 500 nm, avec le pic d’efficacité près de 470 nm pour activer le photo-initiateur le plus répandu, la camphorquinone.
Les différents types de lampe à polymérisation
Lampes à polymériser halogènes (Quartz-Halogène)

Apparue il y a plus de vingt ans maintenant, les lampes halogènes fonctionnant à l’incandescence génère un rayonnement infrarouge. Bien qu’elles soient de moins en moins courantes, ces lampes offrent une large bande spectrale et une intensité lumineuse assez élevée. Leur inconvénient majeur reste l’efficience : cette technique gaspille beaucoup d’énergie et chauffe de manière excessive. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles sont équipées de filtres optiques, mais également d’un ventilateur et souvent de bouton d’interruption manuel en cas de surchauffe.
Les lampes à halogènes sont remplacées par les lampes à photopolymérisation par LED, beaucoup plus efficace, silencieuse et durable.
Lampes à polymériser LED

Les lampes à polymérisation par LED sont la technologie la plus répandue de nos jours et pour cause : elle permet la conversion d’une énergie électrique directement en lumière, réduisant de 50% le temps d’exposition à la source lumineuse, et par conséquent de la chaleur générée. Silencieuse, peu consommatrice en énergie, ergonomique, et accessible grâce à une gamme de prix complète, les lampes à polymérisation à LED domine largement le marché. Les récentes innovations permettent aujourd’hui d’utiliser du miniLED, améliorant encore plus le rendement.
Lampes à polymériser via arc plasma

Les lampes à Arc Plasma génèrent de la lumière en créant un arc électrique dans une chambre remplie de gaz, souvent du xénon. L’arc électrique excite les atomes de gaz, provoquant l’émission de photons sous forme de lumière. Cette technique offre un large spectre de lumière permettant l’activation de nombreux photoinitiateurs, ainsi qu’une intensité lumineuse plus puissante que celle par LED ou halogène, réduisant le temps nécessaire pour la polymérisation.
Les inconvénients des lampes à polymériser via arc plasma sont : une génération significative de chaleur, une taille plus imposante que celles par LED, la durée de vie des composants réduites nécessitant des maintenances plus régulières et surtout le prix plus important. Ces nombreux inconvénients poussent les dentistes à opter plutôt pour du LED.
Point 1 : vérifier le rayon de la pointe

Facteur le plus important — et de loin — à considérer : le rayon de la pointe de votre lampe à photopolymériser. En effet, plus celui-ci est grand, moins il vous faudra de temps pour polymériser la matière. En ayant un rayon important, vous permettrez à la matière d’être polymérisée de manière homogène, et couvrez une large zone, vous évitant de devoir vous y prendre à plusieurs fois pour polymériser les zones non couvertes.
Le conseil TOPDENTAL est : évitez toute pointe inférieure à 10mm.
Point 2 : choisissez l’angle de guide le plus droit possible, ainsi que la meilleure ergonomie

Les lampes à polymériser possèdent toutes des angles de guide, censés vous aider à cibler plus facilement la zone à polymériser. Vous pouvez constater sur la figure que ces angles sont variables.
D’après les recherches de Bluelight Analytics, cet angle n’est pas indispensable et il est même préférable d’avoir l’angle le plus droit possible. Car selon Bluelight, la bouche est assez petite et avoir l’outil le plus court possible est plus confortable à utiliser. On constate effectivement que la lampe F est bien moins « encombrante » dans la bouche que la E, D ou B.
Autre élément à considérer : l’ergonomie de la lampe. Le plus important ici reste la compacité de la lampe, une bonne prise en main de l’outil, ainsi qu’un poids raisonnable. En effet, bien que l’utilisation effective ne doit durer que quelques secondes, le fait d’utiliser l’outil de manière répétitive ou dans des positions plus délicates nécessite un outil agréable et pratique.
Point 3 : choisissez la bonne intensité et la bonne amplitude de longueur d’onde
L’intensité lumineuse ainsi que l’amplitude de la longueur d’onde sont des facteurs à considérer, surtout si vous travaillez avec plusieurs matériaux ayant des caractéristiques différentes. Une trop forte intensité vous permettra de polymériser des composites à plus grande profondeur, tandis que des faibles intensités pourraient être intéressantes pour des cas cliniques spécifiques.
Les différents matériaux composites nécessitent également des ondes spécifiques pour permettre d’initier la polymérisation. Si vous travaillez avec différents matériaux, il est primordial de posséder une lampe incluant dans sa gamme de longueur d’onde toutes celles utilisées.
Point 4 : vérifier le package de fonctionnalités
De nos jours, toutes les lampes à polymériser possèdent les trois programmes de base, à savoir :
- Ramp Up / Augmentation de puissance : augmente progressivement la lumière pour minimiser le stress sur le composite, utile pour les grandes restaurations, utile pour les restaurations importantes où une contraction excessive du matériau peut conduire à des problèmes de tenue de la restauration ou de confort pour le patient
- Pas à Pas : durcit les matériaux couche par couche, adapté aux composites opaques nécessitant des applications multiples. Idéal pour les matériaux qui doivent être appliqués en fines couches ou les onlays.
- Puissance Maximale : offre une intensité constante et maximale dès le début, idéal pour les procédures rapides ou les petites restaurations.
En plus de ces fonctionnalités de base, certaines lampes proposent d’autres fonctionnalités, comme :
- Détection de caries et autres diagnostics : des modes de fluorescence qui aident le praticien à la détection de caries, ou des permettant de détecter des fissures et autres anomalies invisibles à l’œil nu ;
- Photobiomodulation : certaines lampes inclus un mode de photobiomodulation, censé offrir des traitements thérapeutiques tels que la gestion de la douleur ou la stimulation de guérison des tissus ;
- Écran : permet d’afficher le pourcentage de la batterie, le temps restant pour la polymérisation, le mode sélectionné ;
- Guides interchangeables : permettant d’adapter la lampe à divers cas cliniques ;
- Batterie rechargeable et utilisation sans fil : pratiquement la norme avec les lampes à LED ;
- Radiomètre intégré : afin de contrôler l’intensité et s’assurer du bon fonctionnement de la lampe ;
- Filtration des rayons UV : pour réduire l’exposition du praticien et garantir sa sécurité ;
- Etc
Point 5 : achetez toujours d’une marque connue
On ne le répètera peut-être pas assez, mais préférez toujours un fabricant réputé pour un instrument que vous utiliserez massivement au quotidien. Certes, vous payerez peut-être plus cher, mais sur le long terme vous profiterez d’un outil de qualité, précis, ergonomique et plus durable. Sachant que certains cabinets effectuent près de 50% de leurs soins avec l’utilisation d’une lampe à photopolymériser, avoir l’outil le plus fiable est gage de soin de qualité. Il existe pléthore de lampes à polymérisation sur le marché, avec des technologies, des intensités, des longueurs d’ondes variables comme vu précédemment. N’hésitez donc pas à toujours comparer ce qui est comparable, et dans le doute, TOPDENTAL est toujours à votre disposition pour bénéficier de conseils.